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« Au cœur de l’Océan, l’océan au cœur »

Parcourant librement un océan qu’ils habitaient déjà bien avant notre arrivée sur cette planète, au moins 20 espèces de baleines et de dauphins sont observées plus ou moins régulièrement dans les eaux polynésiennes. Un Sanctuaire des Mammifères Marins de 4,8 millions de kilomètres carrés y est officiellement déclaré le 13 mai 2002. Il est le plus grand du monde par sa taille dans un seul océan. La vocation d’un sanctuaire de faune est d’être un refuge, c’est-à-dire de garder intact le fonctionnement naturel des populations animales dans leur milieu d’origine. Malheureusement, sans une prise de conscience citoyenne, ce genre de décision reste souvent lettre-morte. C’est donc avec le souci de promouvoir le principe du sanctuaire et d’encourager les citoyens et partenaires sociaux à une meilleure connaissance et à plus de vigilance, qu’est né en 2009 le Groupe d’Étude des Mammifères Marins.

Son action s’articule autour de 3 principes :

  • la connaissance, pour mieux agir
  • la conservation, sur la base d’un fonctionnement naturel des écosystèmes
  • la médiation, dans les zones de conflits entre les besoins humains et les besoins des cétacés sauvages

Pour une science citoyenne

Si la Polynésie est le siège d’une biodiversité éclatante dans ses zones non-impactées par les activités humaines, la plupart des espèces et habitats y sont extrêmement vulnérables de part leur isolement, les moyens très limités des acteurs de l’environnement ainsi qu’un espace naturel démesuré et éclaté. Par ailleurs, les populations riveraines demeurent culturellement partagées à l’idée d’une expertise scientifique.

Participant de façon citoyenne à une connaissance indépendante, neutre et objective, fournissant des indicateurs permettant de mieux comprendre et mieux suivre le bien universel qu’est la biodiversité, étant à l’origine de scénarios permettant des réponses adaptées aux difficultés environnementales, un tiers secteur scientifique, parfois appelé « sciences participatives », se développe malgré tout depuis quelques années en Polynésie. Le G.E.M.M., en répertoriant et en surveillant les zones « sensibles » pour les mammifères marins en Polynésie, en tentant d’y associer « riverains » et « éco-volontaires internationaux » et en mutualisant ses efforts, participe à cette mouvance.

Un membre de l’équipe REMMOA vient du GEMM.

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