L’équipe

REMMOA, c’est une équipe d’une trentaine de personnes!

 

Portraits

Les responsables

Pierre Watremez, responsable du programme REMMOA, Agence des aires marines protégéesPierre Watremez , responsable du programme REMMOA, Agence des aires marines protégées.

Après des années d’activité dans les sciences marines (recherche, expertise, formation, acquisition de données) j’ai intégré l’Agence des aires marines protégées dès sa création en 2007 comme responsable scientifique. A ce titre j’ai organisé de grandes campagnes de reconnaissance océanographiques en Méditerranée et aux Marquises ainsi que le programme REMMOA lancé en 2008 avec la complicité et le savoir-faire de mes collègues de La Rochelle. REMMOA a été l’occasion de travailler sur une nouvelle approche du milieu marin, à grande échelle, avec des spécialistes, des outils, des techniques que je ne connaissais pas. Les différents épisodes (Antilles, Guyane, SW Océan Indien, Polynésie) se sont enchainés dans des contextes différents, avec leurs lots de surprises, de découvertes et…de nouvelles questions.

 

Vincent RidouxVincent Ridoux , responsable scientifique du programme REMMOA, observatoire Pelagis.

Je n’ai pas le plaisir de partager l’expérience REMMOA/Nouvelle Calédonie et Wallis et Futuna directement sur le terrain, mais j’accompagne les avions par la pensée et la lecture du blog passionnant, à distance depuis l’Université La Rochelle, où se trouvent les locaux de l’Observatoire PELAGIS que je dirige. Après les régions Caraïbe-Guyane, sud-ouest de l’océan Indien et Polynésie, ce quatrième volet complète la première série de campagnes de recensement des mammifères, oiseaux et autres grands vertébrés marins dans les eaux françaises tropicales. Ce programme unique permet d’établir un état de référence de la mégafaune pélagique dans ces quatre régions, qui pourra être comparé ultérieurement à d’autres évaluations successives permettant de surveiller l’état de conservation de ces espèces et des écosystèmes qui les hébergent. Par ailleurs, cette connaissance permet aussi d’identifier les secteurs prioritaires pour la conservation. Enfin, les modèles de distribution de ces espèces établis à partir des données d’observation aérienne peuvent être extrapolés à une vaste enveloppe tropicale en dehors des eaux françaises, et donc être utilisés dans les politiques publiques de conservation marine par de nombreux autres pays. C’est une grande responsabilité et une grande fierté pour tout notre groupe d’avoir été identifié pour concevoir, réaliser, analyser et valoriser ces campagnes.

 

Les chercheurs

Olivier van Canneyt, observatoire Pelagis, chef de missionOlivier van Canneyt , ingénieur d’études observatoire Pelagis, chef de mission campagne REMMOA NC / WF.

Titulaire d’un DEA en écologie, j’ai intégré l’Université de La Rochelle en 2004 après une dizaine d’années d’expérience dans le domaine de l’étude et de la protection des mammifères marins au sein de plusieurs ONG (France et Canada).

Aujourd’hui, j’occupe la fonction de coordinateur des activités d’observatoire au sein de l’UMS 3462, Observatoire PELAGIS (Université de La Rochelle et CNRS). Durant de nombreuses années, j’ai eu en charge la coordination du Réseau National Echouages (RNE), réseau de science participative à l’échelle des côtes françaises, pièce maitresse de l’observatoire actuel.

En parallèle, j’ai participé au développement de nouveaux outils de monitoring pour répondre au besoin croissant de diversifier les indicateurs de l’état de conservation des populations de mammifères marins. J’ai notamment assuré la coordination de nouveaux programmes d’acquisition de données sur les mammifères marins : mise en place du volet observation de la mégafaune marine sur les campagnes Ifremer au début des années 2000, chef de mission sur les programmes européens, pilotés par le Sea Mammal Research Unit (St-Andrews) : SCANS (plateforme avion – 2005) et CODA (plateforme bateau – 2007).

Et depuis 2008, je mets en œuvre, au côté d’une équipe dynamique, les campagnes d’observation sur la mégafaune marine dans les eaux d’outre-mer pour le compte de l’Agence des aires marines protégées (programme REMMOA). Ces campagnes d’observation aérienne, sans précédent, sont une véritable aventure et elles ont un impact significatif au niveau scientifique international car la plupart ont exploré des zones méconnues. Mes principaux intérêts restent le contact avec le « terrain », la collecte et le traitement de données au service de la recherche et de la conservation mais également l’animation de réseau et le partage des connaissances.

 

Ghislain Doremus, observatoire PelagisGhislain Doremus , ingénieur d’études, observatoire Pelagis.

Ch’ti (Lillois) toute ma jeunesse puis exilé dans le massif Corrézien pour les études, je reviens ensuite à proximité de l’océan dans le Morbihan, puis à La Rochelle.

Tout d’abord parti vers la gestion forestière, mon intérêt pour la nature m’a poussé à des études plus orientées vers la gestion de la faune sauvage (BTA GFS), puis sur l’écologie et la conservation (BTS GPN). Au final, j’ai pu réaliser 12 années dans le domaine de l’étude et la conservation des oiseaux et mammifères marins : la chance d’une expérience de deux ans dans les TAAF, au CNRS de Chizé et 10 années au sein de l’observatoire Pelagis (ex Centre de Recherche sur les Mammifères Marins) à l’Université de La Rochelle.

C’est en multipliant les sorties ornithologiques et en manipulant les oiseaux en soins que mon intérêt pour la nature a grandi. La passion des mammifères marins est arrivée plus tard en Baie de Somme avec le suivi de l’installation de la colonie de phoques. Les observations réalisées à titre bénévole ou professionnel sur le terrain -qu’il s’agisse de la forêt, de la plaine ou en domaine maritime- ont maintenu ma curiosité pour la compréhension des espèces et leur environnement. Le suivi des mammifères marins opéré à La Rochelle (CRMM) où je suis arrivé en 2001 m’a permis de répondre en partie à ces questionnements. Le fait que les animaux marins occupent un vaste milieu, difficile à étudier, ajoute encore plus de challenge. La parenthèse subantarctique d’un an et demi à Crozet, où j’ai travaillé au milieu d’espèces emblématiques dont l’habitat reste fragile, m’a conforté dans cette idée. Aller acquérir des connaissances sur ces mêmes espèces au large et dans des secteurs peu étudiés, comme le proposent les campagnes REMMOA, représente une réelle motivation et ce d’autant plus que les résultats alimenteront les réflexions sur la gestion et conservation de leurs habitats.

 

Sophie Larran, observatoire PelagisSophie Laran , ingénieur de recherche, observatoire Pelagis.

M’étant mis en tête assez jeune d’étudier le milieu marin, j’ai suivi un cursus universitaire en biologie marine à Marseille, Paris puis Liège (Belgique). D’abord investie au sein d’une ONG, le Groupe de Recherche sur les Cétacés (GREC) travaillant en Méditerranée et en Polynésie française, je me suis lancé dans une thèse sur les variations saisonnières des cétacés dans le nord-ouest de la mer Méditerranée, soutenue en 2005. J’ai poursuivi au sein du CRC-Marineland l’étude de l’habitat des cétacés du sanctuaire Pelagos.

En 2010 j’ai rejoint l’équipe de l’Observatoire PELAGIS de l’Université de La Rochelle pour travailler sur les programmes de suivi de la distribution et l’abondance de la mégafaune marine dont REMMOA fait partie. Ma fonction est d’analyser et valoriser scientifiquement les données de ces campagnes. Le travail consiste à mettre en place la stratégie d’échantillonnage en amont et en tachant de respecter un certain nombre de règles, puis une fois la campagne réalisée, à analyser les données pour entre autre estimer le nombre d’individus présents dans les zones survolées et décrire les habitats des espèces grâce à la modélisation de paramètres environnementaux.

Je participe bien entendu avec un très grand plaisir aux campagnes de terrain et suis impatiente de survoler les eaux de Nouvelle-Calédonie.

 

Les observateurs

Thomas Auger, observateurThomas Auger , 31 ans, né à Singapour.

Je suis arrivé en février sur le territoire. Issu d’un master en biologie marine appliqué à la gestion halieutique et aquacole, j’ai essentiellement travaillé dans le contrôle des pêches pour les Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF) et la transplantation corallienne en Thaïlande pour l’association Save Coral Reefs. Passionné de la mer et aimant la vie insulaire, je suis venu m’installer en Nouvelle-Calédonie avec l’intention de trouver un travail qui puisse participer à la préservation du « Caillou ». Mais ce n’est pas chose facile… Du coup je fais des petits boulots et je m’investis au près d’associations comme l’aquarium des lagons et la Société Calédonienne d’Ornithologie  (SCO), afin d’agrandir mon réseau. Je suis donc très impatient de commencer le projet REMMOA.

 

Pauline Bosserelle, observatricePauline Bosserelle , biologiste marin, je suis actuellement basée à Wallis depuis janvier 2014.

D’origine française, j’ai obtenu mon diplôme de technicien supérieur de la  mer (INTECHMER), puis une licence en biologie marine à James Cook University en Australie. Chargée d’études dans un centre de recherches en biologie marine en Polynésie française pendant 6 ans, j’ai pu me spécialiser dans la surveillance des récifs coralliens. Ayant toujours côtoyé le milieu marin, j’ai toujours été fascinée par les organismes qui le peuplent et notamment les mammifères marins.

 

Olivier Bossuet, observateurOlivier Bossuet , né à l’île de la Réunion en 1974.

Parti à 17 ans en métropole pour suivre des études techniques, j’obtiens mon bac E et m’engage dans l’armée de l’air en tant que sous-officier technicien sur radar. J’effectuerai la majeure partie de ma carrière à Mont de Marsan dans les Landes. En 2007, je découvre la Nouvelle-Calédonie à l’occasion d’un séjour touristique ; je tombe sous le charme de cette île et décide de quitter l’armée pour venir m’y installer l’année d’après. S’en suit une période de travail en intérim et la découverte de la décharge de Ducos… Je prends conscience de l’impact de notre mode de consommation et décide de reprendre des études dans l’environnement. J’obtiens un BTS Gestion et Protection de la nature en 2009 au lycée agricole de Pouembout. Je pars dans la foulée en Nouvelle-Zélande pour un trip vélo de 3 mois. C’est une révélation, la bicyclette deviendra mon mode de transport favori dans de futurs itinéraires notamment en Europe. En 2011, je « raccroche mes pédales » et m’investis dans une association de protection des oiseaux, la Société Calédonienne d’Ornithologie (SCO). La sympathie de l’équipe d’encadrement et la qualité des programmes me font de mieux en mieux connaître et aimer l’avifaune calédonienne. C’est par l’intermédiaire de cette association que j’ai pu être recruté cette année par l’Université de La Rochelle, pour ma première campagne REMMOA.

 

Pamela Carzon, observatricePamela Carzon.

Profondément passionnée par les mammifères marins et leur environnement, j’observe dès mon plus jeune âge ces animaux dans leur milieu et m’implique auprès d’associations et d’organismes de recherche en tant que volontaire, assistante, photographe ou skipper. Je rejoins en 2007 la Polynésie française et participe en 2009 à la création du « Groupe d’Étude des Mammifères Marins de Polynésie », association loi 1901 ayant des objectifs de connaissance, de conservation et de médiation au sein du Sanctuaire polynésien. Dans le cadre de l’association, je lance et coordonne depuis 2009 le suivi à long-terme d’une population de grands dauphins communs impactée par les activités touristiques de plongée à Rangiroa, dans l’archipel des Tuamotu. Je lance également en 2011 un inventaire annuel des baleines à bosse et autres cétacés du groupe des îles Sous-le-Vent, dans l’archipel de la Société et participe la même année à ma première campagne REMMOA, menée en Polynésie française. Je travaille également depuis 2012 à l’acquisition de connaissances concernant les problèmes de déprédations observés dans les eaux polynésiennes. Outre ses objectifs environnementaux, ce travail me permet de passer au moins six mois par an sur le terrain, de diriger des équipes et de rester en contact avec les populations locales. Je reprends en 2014 des études sur l’organisation et la structure sociale, l’utilisation de l’habitat et l’influence potentielle des activités de plongée éco-touristiques sur des groupes de grands dauphins à Rangiroa, dans le cadre d’un diplôme de l’École Pratique des Hautes Études mené en partenariat avec l’IRCP-CRIOBE de Moorea.

 

Cecile Dars, observatriceCécile Dars.

Originaire de Limoges, j’ai fait mes études en biologie marine à La Rochelle. A l’université, voyant que mes envies commençaient à dessiner un avenir dans l’étude des mammifères marins, j’ai intégré le Mingan Island Cetacean Study (MICS) dans le Saint Laurent où j’ai été initiée au suivi des populations de ces animaux. J’ai réalisé mes stages de master au sein de l’observatoire PELAGIS. J’ai pu assister l’équipe sur des échouages de mammifères marins ; j’ai embarqué en tant qu’observateur pour différentes campagnes de suivi de la mégafaune marine. J’ai également été embauchée pour la campagne de suivi aérien (SAMM) en 2011-2012. Ayant toujours porté un grand intérêt à la conservation des espèces, je me suis impliqué pour des missions en tant que bénévole dans différentes organisations notamment la LPO et l’association Picardie Nature. J’ai commencé l’année 2014 en tant qu’observatrice des pêches mais cela s’est vite terminé pour différentes raisons, en particulier pour m’engager sur le poste de surveillant-coordinateur à Picardie Nature. Je sais que mon dynamisme et mes qualités relationnelles seront des atouts pour cette campagne. Je préviens ceux qui ne me connaissent pas encore, je rigole souvent et surtout fort…

 

Claire Garrigue, observatriceClaire Garrigue , biologiste marin.

Depuis 1995 je développe des programmes de recherche sur les mammifères marins de Nouvelle-Calédonie dans le cadre de l’ONG Opération Cétacés dont je suis responsable scientifique. J’ai également participé à la création du South Pacific Whale Research Consortium qui regroupe des scientifiques d’Océanie. Le projet principal vise à déterminer le statut de la population de baleines à bosse qui hiverne dans les eaux de Nouvelle-Calédonie. Mes travaux de recherche s’intéressent à la dynamique de population, au comportement reproducteur, à l’usage des habitats dans un but de conservation de l’espèce. Mon intérêt est de comprendre comment les paramètres environnementaux et les variables de l’habitat influencent les déplacements et le comportement de cette population au sein de l’archipel pendant la saison de reproduction. Pour cela le suivi de cette population commencé en 1995, a permis de recueillir un jeu de données qui s’étend actuellement sur une vingtaine d’années. Les principales méthodes utilisées sont la photo-identification, la biologie moléculaire, l’acoustique et la télémétrie satellitaire. J’ai également participé au développement d’études portant sur les grands dauphins de l’Indo-Pacifique et sur les dugongs. J’ai conduit des survols aériens dont le but était d’identifier la distribution, d’estimer l’abondance minimale et d’identifier les habitats critiques de la population de dugongs de Nouvelle-Calédonie. Et récemment j’ai participé au développement du programme CETA qui vise à obtenir des informations sur l’abondance et la distribution des grands cétacés en Terre Adélie grâce à des méthodes de transect en ligne. Auteur de deux ouvrages sur les mammifères marins de Nouvelle-Calédonie, je suis expert UICN des groupes Cétacés et Siréniens. Mais c’est la première fois que je participe à une campagne REMMOA. Des survols aériens à cette échelle, ciblant de nombreuses espèces océaniques, apporteront des informations très complémentaires à celles obtenues grâce aux suivis réalisés par Opération Cétacés.

 

Aurélie Hermans PortraitAurélie Hermans , originaire de la région parisienne.

Après un BTSA Gestion et Protection de la Nature au lycée agricole d’Arras, j’ai obtenu un diplôme d’Environnementaliste à l’Institut Supérieur d’Agriculture de Lille que j’ai complété par un Master Coopération Internationale et Développement à l’Institut d’Etude Politique de Bordeaux. A la suite d’un stage fait avec les autorités des parcs marins aux Seychelles pour valider mon Master, j’ai accumulé les expériences de terrain : j’ai travaillé avec différents organismes de protection de l’environnement dans la région sud ouest de l’océan indien et me suis impliqué en tant que volontaire dans différents projets de sensibilisation, de suivi et de gestion des milieux marins. Grâce à cette expérience de terrain, j’ai eu l’opportunité de travailler avec l’université de la Rochelle sur les précédentes campagnes REMMOA, pour faire le recensement de la mégafaune marine dans la zone sud ouest de l’océan indien en 2010, puis en Polynésie française en 2011.

J’aime surtout les activités extérieures, telles que la randonnée, la plongée sous-marine ou même l’apiculture, mais voyager pour découvrir de nouvelles cultures et visiter les merveilles de la nature fait aussi partie de mes passions.

 

Stanley Inagaje, observateurStanley Inagaje , garde nature, association Waco me Wela Lifou.

Né à Nouméa, j’ai grandi a Lifou jusqu’au lycée. J’ai passé mon bac à Nouméa et j’ai pris une année sabbatique pour retourner aider aux travaux de la tribu. J’ai ensuite fait une licence math-physique à l’université de Nouvelle-Calédonie, mais j’ai du retourner à Lifou cette année, en avril, pour aider pour la Convention (la Pâques protestante).

J’ai connu l’association Waco me Wela par un job d’été de guide garde nature, dans le cadre du projet de mise en place de la réserve naturelle coutumière de Ngoni. J’ai donc été embauché par Waco me Wela, puis comme guide pour Lifou Nature, la structure d’accueil qui encadre l’écotourisme dans la tribu de Hunete.

C’est Olivier Hébert qui m’a parlé de REMMOA. J’ai tout de suite été intéressé car ça va m’apporter des connaissances complémentaires de guide et c’est une occasion unique de voir des espèces marines du large, dont certaines que je ne connais pas encore. C’est aussi une façon de me perfectionner pour pouvoir mieux transmettre et partager cette connaissance aux collègues de Lifou et aux enfants. Et sinon, je suis fan de foot, de musique et de plongée sous-marine.

 

Charlotte Lambert, observatriceCharlotte Lambert , originaire d’Angers (49).

Après une licence de Biologie à Angers, je suis partie vers Toulouse pour un Master d’Écologie, lequel m’a mené à La Rochelle pour travailler avec le laboratoire PELAGIS et Vincent Ridoux en particulier. Ce stage de M2 portait sur l’analyse des données REMMOA, dans le cadre de la thèse de Laura Mannocci. Suite à ce formidable stage, je suis moi aussi restée en thèse à l’université de La Rochelle. Aujourd’hui en 2e année de thèse, je travaille sur la distribution des prédateurs supérieurs en France métropolitaine, à la fois cétacés et oiseaux, avec un focus sur la variabilité temporelle de leurs réponses aux paramètres environnementaux. Au printemps dernier, j’ai participé à la campagne Ifremer PELGAS dans le Golfe de Gascogne, et c’est avec une grande joie que j’apporte ma contribution à ce 4e volet de REMMOA.

 

Waia Luepak PortraitWaia Luepak , garde nature, association Waco me Wela Lifou.

Né à Nouméa, j’ai grandi à Lifou jusqu’à la fin du collège. J’ai toujours été intéressé par la nature, la forêt, les oiseaux, la mer… Dans la tribu, on est en contact avec la nature depuis petit. C’est comme une évidence, notre culture donne une part importante à la nature : par exemple le calendrier qui lie la venue des baleines et la plantation de l’igname.

Après le collège, je suis parti au lycée Nouméa. J’ai passé un BEP maçonnerie, et suis rentré sur Lifou dans la tribu. C’est là que j’ai commencé comme guide touristique bénévole. Ça m’a permis de rencontrer des personnes qui m’ont invité en France, des spéléologues. Avec eux j’ai passé un diplôme dans le club de spéléo de Saint Céré. Au retour à Lifou, j’ai rencontré Philippe Brunet, un excellent spéléo membre de la fédération française, venu faire des explorations de grottes en Nouvelle-Calédonie. J’ai travaillé avec lui sur un livre sur les grottes de Lifou. J’ai continué à être guide touristique, mais professionnel cette fois. En 2004, Olivier Hébert, responsable de l’association Waco me Wela m’a appelé pour commencer à travailler avec eux en tant que guide spécialisé sur les oiseaux. C’est Olivier qui m’a parlé de REMMOA.

REMMOA, c’est une sacrée expérience ! Voler en avion, c’est une chance, une occasion à ne pas manquer. C’est aussi super intéressant de rencontrer ces gens qui viennent de partout dans le monde, de partager nos connaissances et de se perfectionner pour ensuite mieux transmettre aux écoles. Et au niveau pédagogique justement, ça viendra enrichir le projet en cours avec le comité de développement du Wetr, sur Lifou.

 

Devis Monthy, observateurDevis Monthy , né aux Seychelles le 11 février 1986.

J’ai toujours été attiré par la mer et la nature. Après mon bac, j’ai fait deux ans à l’école maritime aux Seychelles. A la suite de mes études j’ai travaille dans différents organismes de protection et conservation de la nature comme Seychelles Island Foundation (SIF) qui s’occupe de la protection de deux sites classes patrimoine mondial par UNESCO aux Seychelles. J’ai une bonne expérience du protocole REMMOA puisqu’en 2009-2010 et en 2011, j’ai été recruté par l’université de la Rochelle pour les missions dans le sud-ouest de l’Océan Indien et en Polynésie française.

Je suis fan de plongée sous marine, de pêche, d’apiculture et de sport. J’aime partir en voyage à la découverte de nouvelles cultures et des merveilles de notre Terre.

 

Morgane Perri, observatriceMorgane Perri , 30 ans, française.

Je suis biologiste marin, spécialisée dans les mammifères marins. Je travaille actuellement pour l’association AL LARK, qui étudie la population de grands dauphins de la baie du Mont Saint Michel. Si j’ai participé aux campagnes PACOMM-SAMM en Métropole et Mini-SAMM l’hiver 2013 en Manche, j’ai principalement de l’expérience en milieu tropical : en 2010 pour le compte (déjà) de l’Observatoire Pelagis, à bord d’un navire de recherche de l’Ifremer dans le cadre d’une campagne de recensement des mammifères et des oiseaux marins, j’ai découvert les eaux de Wallis et Futuna et leur faune. Je connais bien l’équipe REMMOA et le protocole utilisé dans ce programme : entrée dans l’équipe pour la campagne l’Océan Indien (2009-2010) grâce à mon expérience dans la région et mon travail antérieur avec les associations locales, j’ai également participé à l’aventure polynésienne en 2011 – 2012.

 

Renato Rinaldi, observateurRenato Rinaldi , expert mammifères marins, milieu marin, environnement, association Évasion tropicale.

Passionné par les cétacés et la mer depuis mon plus jeune âge, breton d’origine, naturaliste autodidacte, je suis installé depuis 1985 dans la Caraïbe où j’ai parcouru plus de 200 000 miles en prospections acoustiques et visuelles sur les cétacés. Je me suis spécialisé dans l’étude du grand cachalot et mène des suivis par photo identification sur les populations présentes dans la région. Je collabore depuis quelques années avec les ornithologues au recensement des oiseaux pélagiques.

J’ai créé en 1992 l’association Evasion Tropicale, spécialisée dans l’étude, le recensement et la protection des tortues marines et des cétacés en zone Caraïbe. Je m’occupe également de la gestion des échouages des mammifères marins et de la coordination du réseau Échouages de l’archipel guadeloupéen sous mandat du Centre de Recherche sur les Mammifères Marins / Université de la Rochelle.

En plus de mes prospections en mer toute l’année autour de la Guadeloupe et des îles adjacentes, j’ai participé aux missions IFAW 2000 Caraïbe, Birdlife 2010 consacrée aux pétrels dans l’Atlantique au large de la Caraïbe (avec le naturaliste Hadoram Shirihai), et à la première campagne REMMOA, en 2008 dans les Caraïbes. En 2014, me voilà en route pour l’aventure calédonienne.

 

Thierry Sanchez, observateurThierry Sanchez , Société Calédonienne d’Ornithologie.

Originaire du Sud-ouest de la France, j’ai suivi des études de biologie à Toulouse avant de partir à Brest pour une maîtrise d’Océanographie. Un Volontariat à l’Aide Technique (VAT) dans les Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF, île Crozet pour moi) m’a fait découvrir l’hémisphère sud. Au retour, j’ai travaillé dans des piscicultures de Haute-Garonne et Pyrénées Orientales. Arrivé en Nouvelle-Calédonie en 1996, j’ai tout de suite été conquis par la beauté et la richesse de la nature néo-calédonienne, que ce soit sur terre ou en mer. Si ma vie professionnelle a divergé de ma formation initiale, j’ai pu satisfaire ma passion naturaliste en restant en contact avec l’environnement par l’intermédiaire d’associations… D’abord le Centre d’Initiation à l’environnement (CIE) où je « sévis » en tant que bénévole puis formateur sur le Sentier Sous-Marin de l’île aux Canards depuis 2001. Plus récemment(2010), les poissons et coraux ne me suffisant plus, je décidai de frapper à la porte du monde des oiseaux calédoniens, j’ai nommé la Société Calédonienne d’Ornithologie  (SCO) ! Et là, ce fut l’envol vers de nouveaux horizons… D’abord simple adhérent, je me suis par la suite plus particulièrement investi dans l’animation des formations à la reconnaissance des oiseaux dans le cadre du Suivi Temporel des Oiseaux terrestres (STOT). Depuis 2013, j’ai intégré à part entière l’équipe salariée (par le biais d’un contrat VSC) pour m’occuper des formations STOT mais aussi de tout ce qui touche à l’animation et aux missions de terrain en appui de mes collègues… Toujours intéressé par les animaux marins, j’avais déjà postulé pour la campagne REMMOA qui n’a malheureusement pu avoir lieu en 2012 et me revoilà cette année!

 

Auriane Virgili, observatriceAuriane Virgili. Destinée à l’origine à des études vétérinaires, l’appel de la mer a été trop fort pour y renoncer.

Mon parcours s’est alors poursuivi naturellement dans l’étude du milieu marin, en spécialisation halieutique au sein de l’école d’ingénieur agronome AGROCAMPUS OUEST à Rennes. Mon choix s’est directement porté sur l’écologie des hauts trophiques et c’est pour cette raison que je suis partie 6 mois en Nouvelle Zélande pour étudier le régime alimentaire des otaries à fourrure. La modélisation étant un outil essentiel pour la compréhension de l’écologie de la mégafaune marine, ma formation s’est achevée par un stage de 6 mois au sein de l’observatoire PELAGIS sur la modélisation des habitats préférentiels des oiseaux de mer côtiers le long des côtes françaises métropolitaines. A présent que je suis diplômée, je vais continuer mon aventure avec l’équipe de PELAGIS en poursuivant une thèse sur la modélisation des habitats préférentiels des cétacés grands plongeurs (baleines à bec, cachalots et grands globicéphalinés). Une grande partie de ma thèse étant basée sur les observations faites durant les campagnes aériennes réalisées dans les eaux françaises, ma participation à la campagne REMMOA me permettra de comprendre tous les aspects de la collecte de données tout en vivant une expérience professionnellement et humainement unique.

 

 

Les aviateurs

Jean-Philippe Pelletier , directeur de la société Aérosotravia.

 

Grégoire Richier , pilote du convoyage Melun-Nouméa.

 

Bertrand Badie

 

Romain Fert

 

Jean-Luc Mangin

 

Laurent Pellicer

 

Paul Rameau

 

Augustin Rives

 

Noel

 

Tony

 

Marie-Ange Hnaujie , logisticienne du programme.

Originaire de Lifou, tribu de Easo, j’ai travaillé 7 ans pour la CPS à Nouméa. Après plusieurs années passées à Caen, en Normandie, je suis de retour en Nouvelle-Calédonie. REMMOA m’offre l’opportunité de mieux connaitre la biodiversité marine de la région. C’est aussi l’occasion de rencontrer une équipe sympa avec chacun des expériences passionnantes.

 

Jean-Emmanuel Rattinacannou , sensibilisation scientifique.

Océanographe de formation, j’ai travaillé comme journaliste scientifique puis en coopération scientifique au Maroc.

 

%d blogueurs aiment cette page :