La mégafaune

L’objet d’étude des campagnes REMMOA est la mégafaune pélagique, c’est à dire l’ensemble des grands animaux (généralement supérieurs à un mètre, visibles à partir d’un avion volant à faible altitude) ayant fréquemment une interaction avec la surface de l’océan, soit à partir de la colonne d’eau (poissons, mammifères marins, tortues), soit à partir des airs (oiseaux).

L’adjectif pélagique définit le mode de vie des animaux marins vivant principalement loin du littoral et/ou du fond : ils occupent la colonne d’eau (et pour les oiseaux, s’y nourrissent).

De nombreux groupes d’espèces se retrouvent sous cette définition. Les cartes du jeu REMMOA permettent de présenter les principaux :

  • les mammifères marins (baleines, dauphins, dugongs…)

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  • les raies et requins

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  • les tortues marines

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  • les oiseaux marins (pétrels, fous, frégates…)

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  • les grands poissons (marlins, voiliers, poissons lune…)

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Ces animaux ont entre eux plusieurs points communs :

  • ce sont pour la plupart des prédateurs supérieurs, situés au sommet des chaines alimentaires ;
  • ce sont des espèces mobiles, pour certaines migratrices ;
  • ce sont des espèces sensibles aux activités humaines qui exercent donc sur elles une pression, une menace plus ou moins forte selon que les interactions sont plus ou moins importantes dans la zone considérée ;
  • enfin, leurs populations ont une faible résilience : comme la plupart de ces espèces ont une maturité sexuelle tardive et/ou un faible taux de reproduction, les populations diminuées ont une faible capacité à se restaurer : impactées par une menace -naturelle ou anthropique, elles ne se reconstituent que lentement et peinent à recouvrer des effectifs importants.

Ils sont aussi une importante source d’informations pour les scientifiques. Plusieurs éléments ont motivé le choix de ces espèces comme cible du programme REMMOA :

  • elles peuvent être repérées par avion : de part leur taille et leurs interactions fréquentes avec la surface, ce sont des espèces relativement faciles à suivre à grande échelle ;
  • elles peuvent servir d’indicateurs de l’état de santé du milieu : de par leur position au sommet des chaines alimentaires, l’état des populations des espèces de la mégafaune renseigne les biologistes sur la santé des populations des autres espèces (leurs proies et les proies de celles-ci, etc.), vivant dans le milieu mais bien plus difficiles à observer ;
  • enfin, pour la même raison, ce sont des espèces dites « parapluie » : en les protégeant, on protège l’ensemble de l’écosystème.

Dernière cible pour les équipes REMMOA (bien qu’il ne s’agisse pas d’une mission de surveillance), les observateurs relèvent aussi les indices d’activités humaines :

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